Par le délégué à la presse, Hajj Mohamed Bendamia en France
Face au refus de l’Algérie d’accueillir sur le sol français ses ressortissants indésirables (sous réserve de l’OQTF) dans un contexte de crise diplomatique croissante entre les deux pays, les résultats d’un sondage réalisé par l’Institut CSA pour CNews, la radio Europe 1 et le journal Le Journal du Dimanche a montré que : (Les trois médias, appartenant à l’homme d’affaires d’extrême droite Vincent Bolloré, ont montré que 81% des Français interrogés soutenaient l’application de sanctions économiques à l’Algérie jusqu’à ce qu’elle accepte le retour de ses citoyens indésirables en France .
Selon les résultats du sondage, ce sont les personnes de 50 ans et plus qui sont les plus favorables à cette mesure, soit 87 %. C’est un avis partagé par 78 % des répondants de moins de 35 ans, tandis que 71 % des personnes âgées de 35 à 49 ans sont favorables à la mise en œuvre de telles mesures.
Aucune différence d’opinion n’a été constatée selon le sexe, 81 % des hommes et 80 % des femmes ayant répondu en faveur de l’imposition de sanctions à l’Algérie.
Les militants du Parti républicain, parti conservateur de droite, sont les plus favorables à l’application de ces sanctions à l’Algérie, à 97%. Ils sont suivis par les partisans du parti d’extrême droite Rassemblement national, qui ont répondu « oui » avec 93%, puis par le parti Ennahda (le parti du président français Emmanuel Macron) avec 86% de ses partisans favorables à l’imposition de sanctions contre l’Algérie.
Parmi les partis de gauche, 79 % des sympathisants du Parti socialiste étaient favorables à l’imposition de sanctions, tandis que 50 % des sympathisants du parti de gauche radicale « France Insoumise » étaient favorables à l’imposition de ces sanctions à l’Algérie.
Pour rappel, début janvier, un « influenceur » algérien sur les réseaux sociaux avait été arrêté par les autorités françaises, après avoir appelé à ce que « toute personne s’opposant au régime algérien soit brûlée vive, tuée et violée sur le sol français ». Ce dernier avait demandé, après son arrivée en France en décembre 2021, une carte de séjour en août 2023 après avoir épousé une Française, mais cette demande avait été rejetée, et une OQTF avait été délivrée à son encontre.
Plusieurs demandes d’autorisations consulaires auraient alors été envoyées à l’Algérie dans le cadre d’une mission de travail qualifiée afin que les autorités françaises puissent le renvoyer dans son pays d’origine, mais ces demandes seraient restées sans réponse, selon le journal français Le Figaro.
Quelques jours plus tard, un homme de 25 ans a été inculpé pour avoir publié une vidéo appelant à des attentats en France et à la violence en Algérie. Il a été placé en détention provisoire et doit comparaître devant le tribunal le 24 février, accusé d’apologie du terrorisme. Il risque une peine de sept ans de prison.
La chaîne C News a indiqué que sur 7.700 Algériens qui ont dû être expulsés depuis 2021, seulement 22 d’entre eux ont été expulsés.