Le Figaro : Paris et Washington soutiennent fermement la souveraineté marocaine au Sahara.

  • بتاريخ : أغسطس 29, 2025 - 11:24 م
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  • Par le délégué à la presse, Hajj Mohamed Bendamia   en Franc

    Alors que la France et les États-Unis militent pour une solution d’autonomie sous souveraineté marocaine au Sahara occidental, le mouvement d’extrême gauche français La France Insoumise a adopté une position plus pragmatique, de manière inattendue, après avoir clairement soutenu l’Algérie et le Front Polisario , a rapporté le journal français Le Figaro . Cette position a suscité des réactions virulentes dans les médias d’État algériens et a suscité une controverse sur les réseaux sociaux.

    Le journal français ajoute que si la question palestinienne a été au cœur de l’actualité, le dossier du Sahara occidental a accaparé l’attention diplomatique cet été. La tournée de l’émissaire américain Massad Boulos, le discours du Trône du roi du Maroc Mohammed VI, dans lequel il a tendu la main à l’Algérie, et  le message de Donald Trump réitérant son soutien au « Sahara marocain »  sont autant de signaux qui ont ramené ce dossier au sommet des priorités des grandes capitales.

    Le président français Emmanuel Macron s’attend donc à un automne diplomatique chargé, rapporte Le Figaro. En septembre, la question de la reconnaissance de l’État de Palestine sera soulevée, et en octobre, un vote décisif aura lieu au Conseil de sécurité sur l’avenir du Sahara occidental. Depuis 1991, les Nations Unies ont créé la MINURSO (Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental) afin d’organiser un référendum d’autodétermination, mais cela n’a pas eu lieu, car le processus s’est rapidement heurté au conflit entre le Maroc et le Front Polisario, basé dans les camps de Tindouf.

    Le mouvement séparatiste sahraoui, soutenu par l’Algérie, réclame un Etat indépendant, tandis que le Maroc défend son plan d’autonomie et insiste sur le principe d’une pleine souveraineté sur ses “provinces du Sud”, note Le Figaro.

    Cette année, pour la première fois depuis trois décennies, les grandes puissances cherchent à modifier le mandat de l’ONU en remplaçant la MINURSO par une nouvelle mission appelée MINSASO (Mission d’assistance pour la négociation du statut d’autonomie au Sahara occidental), dont la mission serait de soutenir le projet d’autonomie sous souveraineté marocaine plutôt que de préparer un référendum.

    Pour le Maroc, l’enjeu est de taille. L’adoption de l’accord de Manassau ne sera pas un simple amendement technique, mais une victoire diplomatique historique. Pour la première fois, l’autonomie sera reconnue comme la seule solution politique, avec la possibilité de retirer le Sahara de la liste des territoires non autonomes. Cette étape consolidera la souveraineté marocaine, renforcera  la stratégie du roi Mohammed VI  pour le « Sahara marocain » et rehaussera sa position sur le plan national et international.

    Les États-Unis exercent une double pression. D’un côté, le Congrès menace de classer le Front Polisario comme organisation terroriste, ce qui ciblerait directement l’Algérie. De l’autre, Washington attire l’Algérie par des investissements massifs dans les secteurs de l’énergie et des mines, où de grandes entreprises comme Chevron sont actives. La France joue le rôle de médiateur stratégique. Macron et le roi Mohammed VI ont convenu en 2024 d’élaborer un texte commun, tandis qu’une réunion est prévue entre les ministres des Affaires étrangères des deux pays pour en discuter les détails, explique Le Figaro.

    En Algérie, la position reste ferme, selon le journal français, qui explique que le président Abdelmadjid Tebboune continue d’adhérer à l’option référendaire et exprime son soutien indéfectible au Front Polisario. Le chef du mouvement, Brahim Ghali, a rappelé au secrétaire général de l’ONU en août dernier qu’« un référendum est la seule voie légitime », appelant également à l’élargissement du mandat de l’ONU à la surveillance du respect des droits humains.

    Dans ce contexte, le mouvement de la « France insoumise », dirigé par Jean-Luc Mélenchon, a surpris les observateurs en modifiant sa position. Après des années d’alignement sur les positions de l’Algérie et du Polisario, Rima Hassan, députée européenne représentant la gauche radicale, a assoupli ses déclarations, saluant les réalisations du Maroc et qualifiant le plan d’autonomie d’option réaliste. Malgré ses tentatives ultérieures de clarification, ses déclarations ont suscité une vive colère en Algérie, où les médias et des sources influentes ont lancé une campagne acharnée contre elle, l’accusant même d’avoir « trahi » le soutien populaire qui l’avait propulsée au Parlement européen.

    À l’approche des élections, des municipales à la présidentielle de 2027, ce changement de cap semble refléter des calculs électoraux calculés dans le cadre de la stratégie de Mélenchon, qui a toujours maintenu un équilibre entre Rabat et Alger, selon Le Figaro. Parallèlement, le rapport note que l’impact de ce débat français reste limité à l’international, la décision finale étant prise à New York lors du vote prévu au Conseil de sécurité cet automne.

    Pour que les réformes soient adoptées, poursuit Le Figaro, elles nécessitent au moins neuf votes sans objection des cinq membres permanents. Les États-Unis, la France et le Royaume-Uni soutiennent la proposition marocaine. Rabat espère mobiliser douze pays en convainquant les membres non permanents tels que la Slovénie, la Corée du Sud, le Pakistan, la Sierra Leone, le Danemark, la Grèce, la Guyane, le Panama et la Somalie, tout en comptant sur l’abstention de la Russie et de la Chine.

    Si cela se produit, la MINURSO sera adoptée et le référendum sera suspendu, laissant l’autonomie sous souveraineté marocaine comme seule perspective internationalement reconnue. En revanche, si le mandat de la MINURSO est simplement renouvelé, l’impasse perdurera, le Sahara restera classé comme territoire non autonome et le conflit restera sans solution, explique Le Figaro.