L’alliance saoudo-pakistanaise est une « OTAN islamique » et un message adressé à Israël.

  • بتاريخ : سبتمبر 24, 2025 - 7:28 ص
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  • Par le délégué à la presse, Hajj Mohamed Bendamia   en France

     

    La signature d’un accord de défense entre  l’Arabie saoudite et le Pakistan  cette semaine a naturellement fait la une des journaux. Sa clause centrale, stipulant que toute attaque contre l’un sera considérée comme une attaque contre l’autre, a sonné comme une déclaration spectaculaire – une sorte de version islamique de l’article 5 de la charte de l’OTAN. Mais derrière cette rhétorique spectaculaire se cache une équation plus complexe : l’accord ne change pas la donne, mais confirme une longue et étroite coopération qui lie les deux pays depuis des décennies.
    La présence militaire pakistanaise en Arabie saoudite n’est pas nouvelle ; depuis les années 1960, le Pakistan a formé des milliers de soldats saoudiens et déployé des unités militaires dans le royaume en temps de crise pour protéger ses frontières. Aujourd’hui, entre 1 500 et 2 000 soldats pakistanais sont stationnés en Arabie saoudite pour des missions de formation, de conseil et de protection. Le dernier accord s’inscrit donc dans ce contexte historique, et non comme un tournant radical, car il consolide le statu quo.
    Concernant la dimension nucléaire, qui est la plus sensible, une ambiguïté subsiste, peut-être délibérément. Recurring references for years to the possibility of a Pakistani “nuclear umbrella” to protect Saudi Arabia have not disappeared from political discourse, especially given Saudi financial support for Islamabad in general and for Pakistan’s uranium enrichment program in particular. However, the published agreement contains no reference to nuclear weapons. Pakistan consistently emphasizes that its nuclear arsenal is intended solely to deter India, not as a tool for a regional umbrella. Riyadh may view Pakistan as a future nuclear reserve, but does Islamabad see the issue in the same way? Making the alliance public does not dispel these questions; it merely compounds them.
    The timing of the signing is no coincidence; it contributes to heightened regional anxiety. The unprecedented Israeli strike on Qatar, a close US ally, sent shockwaves through the Gulf and heightened doubts about Washington’s reliability as a reliable security guarantor. Meanwhile, Iran and Israel appear poised for a new confrontation, while the Houthis in Yemen intensify their attacks, and some missiles fired toward Israel have fallen over Saudi airspace. Dans ce contexte d’escalade, Riyad cherche à envoyer un message clair : elle n’est pas isolée, mais soutenue par un allié musulman majeur, puissant et doté de la capacité nucléaire.
    L’alliance saoudo-pakistanaise : un message à Israël ?
    Il ne faut cependant pas se leurrer : cette nouvelle alliance ne constitue pas un engagement inconditionnel. Le Pakistan a démontré par le passé – notamment en décidant en 2015 de ne pas s’engager dans la guerre au Yémen – qu’il était capable de fixer des limites pour Riyad lorsqu’il estime que ses intérêts nationaux l’exigent. De même, l’Arabie saoudite ne se précipitera pas pour intervenir militairement dans un conflit entre l’Inde et le Pakistan au sujet du Cachemire. Cette alliance est avant tout une déclaration politique : un signal envoyé aux adversaires, une garantie pour l’opinion publique nationale et un rappel aux États-Unis que les États du Golfe recherchent des alternatives sécuritaires supplémentaires.
    Depuis des décennies, les relations entre l’Arabie saoudite et le Pakistan sont un modèle d’ambiguïté stratégique : financements saoudiens généreux, installations pétrolières et soutien économique s’entremêlent à des liens sécuritaires non déclarés, sans que ceux-ci ne soient traduits en accords publics. Le récent accord a partiellement changé la donne, car il inclut, pour la première fois, une clause publique de défense mutuelle. Cependant, même après la révélation de certains détails, l’ambiguïté demeure et soulève de nouvelles questions : comment les engagements seront-ils mis en œuvre en cas de crise réelle ? Quel est le degré de coordination opérationnelle attendu ? Existe-t-il des accords tacites concernant les armes nucléaires ?
    L’alliance ne se limite pas à la seule dissuasion militaire ; elle repose également sur des dimensions économiques et sociales : installations pétrolières, soutien financier direct, millions de travailleurs pakistanais en Arabie saoudite et le caractère central du pèlerinage du Hajj comme facteur de rapprochement entre les deux peuples.
    L’Arabie saoudite envoie un message clair à la région : elle a conclu une alliance avec un État musulman doté de l’arme nucléaire et engagé envers sa sécurité. Cette annonce ne met pas fin à l’ambiguïté stratégique ; rather, it reinforces it and opens the door to further speculation about Israel’s place in the Saudi threat equation. For decades, Iran has been the Kingdom’s primary adversary, and leaked satellite images in the past have shown that Saudi missiles are aimed at Iran, not Israel. However, the ongoing war and exchange of strikes between Israel and Iran are reshaping strategic thinking in the Gulf in a way that demands Israel’s attention.
    It is in Israel’s interest to send messages of calm, not of threat, especially toward the Gulf states, at a time when regional security equations are being reshaped.