Le Premier ministre malien appelle l’Algérie à cesser de soutenir le « terrorisme international » à l’ONU.

  • بتاريخ : سبتمبر 28, 2025 - 8:38 م
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  • Par le délégué à la presse, Hajj Mohamed Bendamia   en France

     

    Le Premier ministre malien, le colonel Abdoulaye Maiga, a vivement critiqué ce qu’il a qualifié d’ingérence de l’Algérie dans les affaires de son pays, accusant son voisin du nord de dépasser les limites de la diplomatie, dans un discours cinglant prononcé lors de la 79e session de l’Assemblée générale des Nations unies.

    Dans son discours, Abdallah Maiga a critiqué l’Algérie pour son soutien au « terrorisme international » après avoir abattu un drone malien. Il a qualifié le ministre algérien des Affaires étrangères et le représentant permanent du pays auprès des Nations Unies de « diplomatie de l’intimidation », les accusant d’ignorer l’histoire commune des deux pays et la géographie de la région.

    « Nous ne resterons pas les bras croisés face à la force. À chaque balle tirée contre nous, nous répondrons de la même manière. À chaque mot grossier, nous répondrons de la même manière », a déclaré Maïga. Il a appelé l’Algérie à « cesser de soutenir le terrorisme international et à s’engager fermement à promouvoir la paix ».

    Maïga avait auparavant fermement rejeté les déclarations du ministre algérien concernant la nécessité d’une solution politique au Mali, affirmant que « personne n’aime le Mali plus que les Maliens ». Il avait également dénoncé les propositions du représentant permanent algérien concernant les attaques de drones présumées ayant causé des pertes civiles, les qualifiant d’« accusations graves et infondées ».

    Elle avait précédemment qualifié le ministre algérien des Affaires étrangères et son représentant aux Nations Unies de « harcèlement diplomatique », déclarant : « Le Mali exige que ces deux voyous diplomatiques cessent de renverser l’histoire. » Elle avait affirmé que ces responsables semblaient avoir ignoré la « contribution exceptionnelle du Mali à la guerre d’indépendance algérienne ».

    Dans un geste symbolique fort, Maïga a réitéré cette exigence à trois reprises, soulignant que l’Algérie ne devait pas considérer le Mali comme une « province », c’est-à-dire une province algérienne.